Ville de Genève : hommage à un homme politique

Les élections concernant le renouvellement des Magistrats communaux s’étant déroulées et les nouvelles équipes présentement connues, j’aimerais rendre particulièrement hommage à un homme politique sortant en ville de Genève. La coïncidence  a voulu que cela tombe en ce jour de la fête chrétienne de Pâques, d’autant plus que le Magistrat dont il est question  est membre d’un parti dont le nom est à connotation Chrétienne : le parti démocrate-chrétien (PDC).

Tout d’abord, il est établi que le sort des politiciens suisses à tous les niveaux, c’est à la fois la beauté de l’exercice et au pire la contrainte. En effet, la politique n’est pas faite de dossiers, mais de personnes qui ne se sont pas choisies et qui doivent vivre dans un même bocal ; tant de caractères si divers, et parfois si contraires, qui sont condamnés à rechercher des terrains d’entente.

Le petit bocal de la politique, c’est le choc des caractères; l’envie de se détester et malgré tout la nécessité de trouver un compromis, une harmonie; l’exaltation et quelques fois la souffrance. Dans tout cela, le plus important est le respect des principes qui rendent  service au bien public, lesquels guident la femme ou l’homme politique.

C’est Jules Romain qui le disait : « les grands hommes discutent des principes, les hommes moyens discutent des idées et les médiocres discutent des personnes ». Et, l’homme politique dont je veux  faire l’éloge est le seul Conseiller administratif de la ville de Genève à être d’un courant politique différent de ses quatre autres collègues, pourtant il a su diriger pendant huit années son département de l’environnement urbain et de la sécurité avec des résultats incontestablement satisfaisants. Cet homme en question aurait pu poursuivre une carrière plus rentable pécuniairement dans de grands cabinets d’avocats, cependant il a fait le choix politique de s’impliquer dans la gestion de notre grande ville à rayonnement international.

Certes, dans ce travail sacerdotal difficile au service des genevois, il est apparu quelques travers minimes qui lui ont été reprochés et pour lesquels il a su réagir dignement. Et, comparativement à l’énergie, à l’implication positive dans la gestion de son département, on peut facilement faire table rase et reconnaitre que le Magistrat Guillaume BARAZZONE a la stature d’un homme d’État dont ses concitoyens ont grand besoin. Plus récemment, lors de l’apparition du Covid-19, il était le seul à proposer, assez tôt, la restriction des activités de trafic aérien (notamment en provenance de Chine), à l’aéroport de Genève. Mais malheureusement, son appel n’a guère été suivi, avec pour conséquence la contamination de plusieurs employé(e)s de l’aéroport, qui n’avaient pas le matériel de protection approprié.

Aussi, les hommes ayant un sens de l’intérêt général de la trempe de Guillaume BARAZZONE ne sont pas légion. Il n’y a qu’à voir dans son département comment il a su privilégier le recrutement de travailleurs locaux de diverses origines, alors que ce n’est pas toujours le cas dans la plupart des autres départements dirigés par des magistrats  d’étiquette de gauche.

Ainsi, j’émets le vœu ardent que le parti démocrate-Chrétien réserve une place prépondérante au magistrat Guillaume BARAZZONE, et qu’il soit présenté aux prochaines élections du Conseil d’État, car le canton ne devrait qu'en tirer bénéfice de ses larges compétences avérées.

 

Alban KOUANGO

Conseiller municipal

Ville de Lancy

 

 

 

 

 

Commentaires

  • Bravo. Sans connaître toutes les actions de M. Barazzone, j'en ai apprécié certaines. J'ai surtout apprécié sa décision de renoncer à tout mandats à la suite du petit scandale des frais personnels.
    Je souhaite qu'il soit candidat à d'autres élections, principalement pour le Conseil d'Eta, il en a largement la carrure.

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